FAQ

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Qu'est-ce que le Comité sur la vulnérabilité?

Le Comité sur la vulnérabilité désigne le « Comité sur la vulnérabilité de l'ingénierie des infrastructures publiques ». Il s'agit d'un comité national constitué de décideurs et de gestionnaires d'infrastructures des trois paliers de l'administration publique ainsi que de membres de la profession d'ingénieur et d'autres organisations non gouvernementales. Il est appelé Comité sur la vulnérabilité dans ce site. [Haut de la page]

Qu'est-ce qui en a justifié la création?

Le Comité sur la vulnérabilité a été créé au départ dans le but d'effectuer une évaluation technique de la vulnérabilité des infrastructures publiques du Canada aux impacts du changement climatique. Il a facilité le premier examen des codes et normes nationaux et locaux de conception, d'exploitation et d'entretien des infrastructures à la lumière de cette nouvelle information.

Son mandat comprend maintenant des initiatives visant à fournir une orientation claire aux ingénieurs et aux géoscientifiques canadiens en ce qui concerne la conception, la construction, l'entretien et la réglementation d'infrastructures publiques sécuritaires, fiables et durables sur le plan financier pour répondre aux risques liés au changement climatique.

Le Comité sur la vulnérabilité contribuera à l'intégration de l'évaluation des risques climatiques dans le processus décisionnel concernant les infrastructures existantes et futures de manière à améliorer leur résilience aux impacts du climat actuel et futur.

Le but global est de s'assurer que les ingénieurs et les géoscientifiques ainsi que les propriétaires et les gestionnaires d'infrastructures considèrent toujours le changement climatique comme faisant partie intégrante de la planification, de la conception, de la construction, de l'exploitation, de l'entretien et de la remise en état des infrastructures civiles.

Quel genre d'études a-t-on effectué?

Les études du Comité sur la vulnérabilité ont porté sur quatre catégories d'infrastructures publiques : les bâtiments, les routes et les structures connexes, les réseaux d'eaux pluviales et d'eaux usées et les ressources en eau. Une étude de portée, achevée en mars 2007, a été réalisée dans le but de classer les infrastructures dans des catégories adaptées, d'examiner les travaux effectués dans le passé et à l'heure actuelle en ce qui concerne les impacts climatiques sur chaque type d'infrastructures, de confirmer la disponibilité de données climatiques et de créer des indicateurs de capacité d'adaptation. Cette étude a permis de produire une ébauche de protocole d'ingénierie qui a été évaluée à l'aide d'un projet pilote ayant pour objet d'évaluer l'approvisionnement en eau de la ville de Portage la Prairie. Les résultats ainsi obtenus ont servi à effectuer une évaluation de chacune des catégories à l'échelle du Canada. Les quatre évaluations réalisées à l'échelle du pays ont été fusionnées en un premier rapport sur l'évaluation nationale de la vulnérabilité de l'ingénierie.

Quand la première évaluation nationale de la vulnérabilité de l'ingénierie sera-t-elle terminée?

La première évaluation nationale a été rendue publique en juin 2008. Elle comprenait les résultats des sept études de cas effectuées jusqu'à cette date. D'autres études de cas et une évaluation de leurs résultats ont été effectuées entre avril 2009 et juin 2012. Les rapports sur les examens des codes et des normes fondés sur les 23 études de cas réalisées jusqu'à cette date sont disponibles sur ce site.

Quel est le résultat final du processus du Comité sur la vulnérabilité?

Les résultats serviront à planifier d'autres évaluations de la vulnérabilité, ainsi qu'à revoir les codes, les normes et les méthodes de conception en matière d'infrastructures, à y apporter des modifications au besoin et à faciliter ces travaux. Les travaux du Comité sur la vulnérabilité seront terminés quand ces modifications auront été adoptées, de sorte que l'on tienne suffisamment compte des impacts du changement climatique dans la conception, l'exploitation et l'entretien des infrastructures. Il faudra ensuite poursuivre le travail de surveillance et, au besoin, ajuster les normes au fil du temps à mesure que les changements climatiques prévus se confirmeront et que d'autres évaluations de la vulnérabilité seront effectuées.

Quelle est la signification des termes « atténuation » et « adaptation » dans le contexte du Comité sur la vulnérabilité?

L'atténuation se définit comme une intervention visant à réduire les sources de gaz à effet de serre qui provoquent le changement climatique ou à renforcer les composés pièges de ces gaz. On a recours à cette stratégie pour ralentir le rythme du changement climatique. Au Canada, une des principales stratégies d'atténuation des ingénieurs consiste à réduire les gaz à effet de serre en améliorant l'efficacité énergétique des infrastructures et en les concevant en vue d'une durabilité à long terme.

L'adaptation est la stratégie complémentaire qui porte sur les conséquences prévues d'un changement climatique. Il est essentiel pour les ingénieurs de concevoir des infrastructures capables de s'adapter à de nouvelles conditions climatiques extrêmes ainsi qu'aux changements plus graduels résultant du changement climatique.

Qu'entend-on par « vulnérabilité » dans le contexte du Comité sur la vulnérabilité?

Pour les besoins de la présente étude, la « vulnérabilité » se définit comme « l'incapacité relative des infrastructures publiques d'absorber les effets négatifs des changements dans les conditions climatiques servant de base à la conception et à l'exploitation des infrastructures et de bénéficier des effets positifs de ces changements. »

Pourquoi le Comité sur la vulnérabilité ne se préoccupe-t-il que d'infrastructures publiques?

Les infrastructures publiques se définissent comme les infrastructures appartenant aux administrations publiques et exploitées par celles-ci. Les ingénieurs ont le devoir de servir et de protéger l'intérêt public (la vie, la santé, la sécurité, la protection contre la perte économique et l'environnement). Les infrastructures publiques sont la forme d'infrastructures la plus courante et la plus répandue qui est planifiée, conçue et exploitée à grande échelle selon les politiques publiques et en fonction de l'intérêt public.

Cela dit, la conception des infrastructures est régie par des codes et des normes nationaux et locaux qui s'appliquent aussi aux infrastructures privées. C'est pourquoi les travaux du Comité sur la vulnérabilité auront également un impact positif sur la conception et l'exploitation des infrastructures privées grâce à l'amélioration des codes, des normes et des méthodes de conception.

Qui sont les partenaires du Comité sur la vulnérabilité?

Les partenaires du Comité sur la vulnérabilité sont Ingénieurs Canada et Ressources naturelles Canada. D'autres ministères fédéraux et provinciaux de même que des municipalités et des organisations non gouvernementales comme l'Association canadienne de normalisation, la Fédération canadienne des municipalités et Ouranos apportent leur contribution à l'effort collectif.

Puis-je prendre part au processus du Comité sur la vulnérabilité?

Oui. Les experts techniques travaillant dans le domaine des infrastructures peuvent devenir membres de groupes d'experts. Les organismes et les particuliers souhaitant faire partie du Comité sur la vulnérabilité ou d’un groupe d’experts sont priés de communiquer avec le Secrétariat à l’adresse david.lapp@engineerscanada.ca pour voir quelles sont les possibilités.

Un membre du Comité sur la vulnérabilité serait-il disponible pour présenter un exposé ou donner un atelier de formation sur le protocole aux membres de notre organisation?

Oui, vous pouvez communiquer avec le secrétariat du Comité sur la vulnérabilité à l’adresse david.lapp@engineerscanada.ca.