Le protocole d’ingénierie du CVIIP

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Le protocole permet de réaliser un examen systématique des données climatiques historiques et de projeter la nature, la gravité et la probabilité d’événements et de changements climatiques futurs, de même que la capacité d’adaptation d’éléments d’infrastructure individuels en fonction de leur conception, de leur exploitation et de leur entretien. Il comprend une estimation de la gravité des impacts climatiques sur les composantes de l’infrastructure (c.-à-d. leur détérioration, leur endommagement ou leur destruction) afin de permettre de déterminer les composantes présentant le plus de risques et la nature des menaces posées par l’impact du changement climatique. On peut se servir de cette information pour poser des jugements techniques éclairés sur les composantes qui doivent être adaptées ainsi que la façon de le faire, p. ex. par des ajustements conceptuels ou la modification des procédures d’exploitation ou d’entretien.

On utilise le protocole depuis 2008 pour évaluer les risques dus aux changements climatiques et les vulnérabilités de multiples infrastructures canadiennes telles que les bâtiments (résidentiels, commerciaux et institutionnels), les réseaux d’eaux pluviales et d’eaux usées, les routes et les structures connexes (p. ex., les ponts et les ponceaux), les systèmes d’approvisionnement et de gestion des ressources en eau, la distribution d’électricité et les infrastructures aéroportuaires. Près de 40 évaluations des risques pour les infrastructures ont été réalisées en date du mois de novembre 2014.     

Ingénieurs Canada recommande d’utiliser le protocole pour évaluer tous les types d’infrastructures. Il est disponible gratuitement en vertu d’un contrat de licence avec Ingénieurs Canada.

Depuis la publication du rapport sur la première évaluation nationale en avril 2008, le protocole et les résultats des évaluations des risques et de la vulnérabilité ont été présentés lors de nombreuses conférences techniques et réunions de sociétés professionnelles portant sur les infrastructures, les changements climatiques et la gestion des actifs au Canada et aux États‑Unis.

Ils ont également été présentés sur la scène internationale lors d'événements parallèles organisés par la Fédération mondiale des organisations d’ingénieurs en marge des réunions de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) à Bonn, en Allemagne, en juin 2008, 2009, 2010, 2011, mai 2012 et juin 2013, ainsi qu’à la Banque mondiale en mai 2009, lors du Congrès mondial des ingénieurs à Brasilia, au Brésil, en décembre 2008, à la réunion de l'UPADI (un organisme régional d'ingénieurs de l'Amérique du Nord, de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud) au mois de septembre 2009, et au Congrès mondial des ingénieurs qui s’est tenu à Genève en septembre 2011.

Le protocole et les résultats ont été présentés lors des conférences annuelles de l’Association canadienne des ressources hydriques, de l’Association canadienne des eaux potables et usées, de l’Association canadienne des barrages, de la Fédération canadienne des municipalités, de l’Association des transports du Canada et de l’Association canadienne des travaux publics, dans le cadre des conférences AMERICANA et INFRA, ainsi qu’à l’American Water and Wastewater Association, pour ne citer que quelques exemples.